COUTUME DE PÂQUES À LEOBSCHÜTZ, SILÉSIE (AUJOURD'HUI EN POLOGNE)
Dans la circonscription prussienne de Glubczyce, en Haute Silésie, province allemande entre 1816 et 1945 (rattachée aujourd’hui à la Pologne), la coutume voulait que pour Pâques, la maison et la ferme aient une fraîcheur printanière. Pour cela, le maître de maison blanchissait soigneusement la cuisine, le couloir, les façades et également les étables. Le mobilier déposé dans la cour était soigneusement décrassé, les jardins étaient débarrassés des branchages et feuilles mortes, les rues et les chemins
ÉTaient également balayés. Pour la fête de Pâques, tout devait avoir un éclat resplendissant de clarté et de propreté.
" Kirmes und kein Kucha - is doas ni zum Fluc
ha ! " (Une fête sans pâtisserie, n’est pas une fête) ceci était également valable pour les jours de fête à Glubczyce. La maîtresse de maison confectionnait toutes sortes de pâtisseries et de gâteaux tout en veillant à ce que les œufs de Pâques soient bien cuits avec de l’herbe verte ou des épluchures d’oignons brunes. On les ornait de sages devises et de fleurs, avant de les colorier avec de la cire ou d’y graver des motifs.
Toilettes à l’eau de Pâques....Le vendredi saint, avant le lever du soleil, les demoiselles (!) se rendaient silencieusement au ruisseau du village pour y chercher de l’eau, pour se laver et faire disparaître leurs tâches de rousseur, afin de paraître plus belles. On donnait également au bétail de l’eau de Pâques afin de le préserver des maladies.